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Le G.S.B. : Le livre des origines le plus ancien des races canines..
LE GRIFFON CLUB.
Les treize administrateurs qui avaient présenté et signé le liste officielle des points du Griffon à poil dur en octobre 1887 se réunirent sous l'égide de KORTHALS, en 1888 à Mayence, pour fonder le GRIFFON CLUB.
On relève, entre autres, dans le groupe le prince ALBRECHT de SOLMS BRAUNFELD qui fut évidemment porté à la présidence, le baron E.COPENS de Bruxelles, grand éleveur de griffons qui fut l'un des tous premiers adeptes avec G.F. LELIMAN, amateur hollandais qui entra parmi les administrateurs l'année suivante. O.VOLLRATH, peintre animalier de Munich qui laissa de nombreux portraits des premiers griffons de KORTHALS.
KORTHALS fut nommé secrétaire général, le baron Von TURCKEIM secrétaire général adjoint.
LE LIVRE D'ORIGINES.Des statuts furent établis avec pour première décision de créer un Livre des Origines, le précieux HUNDE STAMM BUCH du GRIFFON CLUB, plus communément appelé "G.S.B.".
GRIFFON STAMM BUCH.
Une commission spéciale de trois membres fut chargée de la tenue et du bon fonctionnement de l'ouvrage.
Le but de ce livre : encourager les efforts du Club et de ses membres en matière d'élevage en leur fournissant l'occasion d'y faire inscrire, avec ses origines complètes, tout griffon à poil dur de race pure.INSCRPTIONS AU STAMM-BUCH.
La descendance directe des patriarches fut utilisée en consanguinité sur plusieurs générations avec des exemples allant jusqu'à vingt quatre fois la mention d'un même géniteur sur sept générations.
La lecture des volumes du GRIFFON STAMM BUCH est édifiante sur ce point.
Par ailleurs, pour en revenir à lui, le GRIFFON STAMM BUCH devait constituer également une source de renseignements sur le sort des produits passés en d'autres mains.
Par la production de portraits de chiens de mérite, ce livre doit en outre compléter les notions des amateurs en leur présentant des sujets irréprochables et créer, non seulement pour la génération actuelle mais aussi pour les générations futures, une galerie de modèles typiques d'un haut intérêt au point de vue de l'évolution de la race.
Le premier tome fut édité en 1889. Entièrement conçu et rédigé par KORTHALS, il représente le début d'une chronologie unique dans la cynophilie puisque les griffonniers actuels peuvent s'enorgueillir d'être les seuls à posséder, depuis sa création, le plus ancien et le plus complet des livres d'origines du monde.
En outre sont relatées les performances des griffons dans les Field-trials et dans les expositions avec les commentaires des juges.
Enfin, ces volumes qui retracent l'histoire du Griffon à poil dur contiennent des textes de valeur écrits par les griffonniers sur tous les sujets qui peuvent intéresser l'ensemble des amateurs.
Dans leur majeure partie, ils sont restés d'actualité et ont de tout temps suscité l'intérêt des éleveurs successifs au fil des générations.
Malheureusement la collection des G.S.B.est introuvable depuis longtemps, le Club français du Griffon d'arrêt à poil KORTHALS en détient deux dans ses archives et une autre collection a été déposée à la Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris. La collection comporte dix huit volumes, le dernier ayant paru en 1913, au moment de la déclaration de le seconde guerre mondiale.
À suivre ...... Le L.O.G.Le Griffon d'arrêt de Korthals . 1998
Les L.O.G. : Le nouveau livre d' origines
En 1919, Sur un cheptel décimé, belges et français s'associèrent pour se remettre à l'ouvrage et décidèrent d'inscrire leurs chiens sur un nouveau registre : le L.O.G. (Livre des Origines du Griffon), qui serait la continuation du G.S.B.
Abel RAEYMAEKERS le Président du Club Belge et Charles PRUDHOMMEAUX le président du Club Français ne survécurent pas longtemps après la guerre mais ils avaient parfaitement assuré le relais..
La succession du premier fut assurée par Monsieur PIRON, avec Monsieur MANDART comme secrétaire général, celle du second par le Baron VALENCE de MARBOT avec Monsieur DUTILLEUX comme adjoint...
G.O'BREEN, vice-président du Griffon Club de Belgique, fut le premier rédacteur du L.O.G. dont la première édition parut en 1919, il fut reconnu par la Fédération Cynologique Internationale en 1930.
Le premier griffon inscrit au L.O.G. s'appelait LE SPHINX et appartenait à M. O'BREEN.
Les inscriptions se faisaient à titre individuel ou par portée entière.
Au début, les Belges et les Français avaient accepté l'inscription des Spinones dans leur nouveau livre d'origine, conformément à l'esprit de la Tendance qui continuait à être publiée en préface dans chaque volume des L.O.G. Une portée entière, née sous l'affixe d'ANNS'VILLE, produite par la Comtesse de la Poix à VILLENES sur Seine, (Kodak du RESSONS x DEA del SEOGRA) fut inscrite en 1919.
Mais un an plus tard, en 1920, l'optique avait évolué, la "Tendance" apparaissait périmée et de toutes façons, il avait bien été convenu : "Pas de tendance, sans standard unique". Or, le Spinone avait un standard différent : taille plus élevée, mufle rose ou marron... des oreilles longues et attachés bas, des ergots, une couleur, un caractère différents du griffon. Le Spinone ne fut donc plus accepté.
La question des griffons allemands se posa à son tour : Plusieurs importations de sujets allemands avec des pedigrees douteux ou faux, souvent avec des types équivoques, vraisemblablement issus de néo-stichelhaars et de deutsche drahthaars, venaient à leur tour poser problème.
Les administrateurs des clubs belges et français prirent la décision de ne reconnaître aucune valeur désormais, aux pedigrees d'origine allemande d'après 1914.
L'inscription de ces chiens ne pourrait en outre être acceptée que comme "sans origine", à condition encore qu'ils aient été reconnus comme appartenant au type par un juge qualifié par les deux Clubs.L'élevage était bien reparti, et la prospérité fut notoire pendant six bonnes années.
O'BREEN, Paul MEGNIN, André PHILIPON figurent parmi les locomotives de cette époque, leurs chroniques consignées dans les L.O.G en sont les précieux témoignages.Les L.O.G. furent pendant de nombreuses années encore le livre d'élevage de la race, les Hollandais y adhérent en 1946, à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le Président FABRE président du Club à cette époque s'occupa de faire inscrire au L.O.G. les quelques portées produites pendant la guerre, en reprenant la suite chronologique de la numérotation des L.O.G. d'avant guerre.
Ensuite fut fait l'inventaire des affixes encore valides pour les publier dans le L.O.G. XXI qui fut édité fin 1945.
LA CLOTURE DU L.O.G.
En 1950 la Société Centrale Canine imposa l'arrêt du Livre des Origines du Griffon pourtant reconnu selon l'article 10 des statuts de la F.C.I.
Il importait de réorganiser le Livre national des Origines Françaises.
"La dépossession de l'autonomie du Club des Griffonniers fut une grande affaire aujourd'hui oubliée" relate Jean CASTAING. Désormais tous les griffons d'arrêt à poil dur devaient être inscrits à leurs livres d'origines nationaux, le L.O.F en ce qui concerne les Français, le L.O.S.H.(livre des origines ST.HUBERT) pour les Belges.
La direction du Club obtint de la Société Centrale Canine, l'accord formel de vérifier toutes les demandes d'inscription avant qu'elles ne soient entérinées officiellement.Le Club français éditait alors le dernier tome du L.O.G début 1954, il s'agissait du XXV me volume, qui regroupait les naissances des griffons nés jusqu'en 1950, environ treize mille inscriptions...
Le baron de GINGINS avait écrit à l'époque du G.S.B. : " Le livre des origines constitue l'état civil, le casier judiciaire, la fiche d'identité pour tout chien appartenant à la race dont il s'occupe.
C'est un Bottin, un almanach de vingt cinq mille adresses grâce auquel est fourni à tout éleveur amateur le moyen assuré de tracer facilement et de reproduire avec certitude, même dans un avenir éloigné, la généalogie des chiens inscrits en même temps qu'il constitue une source de renseignements sur le sort des produits passés en d'autres mains"
Depuis sa création, les deux livres des origines du Griffon G.S.B et L.O.G. répertoriaient 38.000 inscriptions en soixante cinq ans d'élevage.
Le livre d'origines devait être selon ses concepteurs un répertoire "de documents dont l'importance dépasse largement celle de simples informations, un vrai recueil de doctrines." (Jean CASTAING).Une collection complète des L.O.G. fut déposée à la bibliothèque Centrale du Muséum National d'Histoires Naturelles, 38 Rue Geoffroy-Saint-Hilaire à Paris dans le cinquième arrondissement. La collection qui comprend 29 volumes est conservée sous la cote Pr. 2456 et peut être consultée à la salle de lecture de la bibliothèque par tous les amateurs.
La disparition du L.O.G. privait donc les griffonniers d'un outil de travail estimé par tous.
Le Club révisa donc ses statuts, il y fut inscrit que le livre généalogique des griffons continuerait à être tenu en parallèle au L.O.F. sous l'appellation de L.E.G. Livre des Eleveurs Griffonniers.Le Griffon d'arrêt de KORTHALS . J.C. 1998
Les Premiers Ancêtres : Les Patriarches.
On sait que E.K.KORTHALS a démarré son élevage à partir de sept sujets, dits d'origine inconnue, qu'on surnomma les Patriarches. Ces sujets d'apparence griffonne étaient le fruit d'une sélection sur plus de six cents chiens que KORTHALS examina dans son chenil, sur, dit-on, une période d'une vingtaine d'années.
Dans le L.O.G. VIII, O'BREEN nous a livré une étude remarquable sur ce sujet, établie d'après le livre de chenil de KORTHALS avec des descriptions précieuses.MOUCHE (G.S.B. 143), chienne griffon, gris et brun, achetée en avril 1874 à Amsterdam. Age : sept ans (?) Le point d'interrogation est de KORTHALS lui-même : il semble bien indiquer que le précédent propriétaire n'avait guère idée de l'âge de la chienne ni de son ascendance.
Il existe un portrait "de chic" c'est-à-dire fait à partir d'une photo par le dessinateur animalier munichois O.VOLLRATH, ami de KORTHALS. Ce dessin, réalisé à la plume et publié dans le premier volume du G.S.B, n'a guère de ressemblance avec la photo. L'artiste a mis en évidence la large liste blanche qui orne la tête et le poil dur qui caractérisait le modèle. On sait que la lice était de petite taille, typiquement griffonne avec un excellent poil dur gris acier. Elle excellait au bois et au marais. Elle n'a laissé que deux descendants qui furent répertoriés HUZAAR (GSB 31) et MADAME ANGOT (GSB 131)JANUS (33) barbet mâle blanc, gris et brun, acheté en avril 1874 à Amsterdam, revendu en janvier 1875 après avoir été accouplé à MOUCHE, il ne laissera qu'un seul descendant HUZAAR.
L'introduction de ce barbet dans la lignée de KORTHALS prouve qu'il ne faisait alors aucune différence entre le barbet et le griffon. Il apparaît d'après O'BREEN que la différenciation n'était pas encore universellement reconnue, certains auteurs la faisant, comme GAYOT (Le Chien 1867) ou A. de la NEUVILLE (La chasse au chien d'arrêt 1860), d'autres ne la faisant pas comme Léonce de CUREL ou le marquis de CHERVILLE.HECTOR (30) griffon mâle blanc et brun acheté en 1874 au même propriétaire que MOUCHE. Agé d'environ trois ans : le "environ" confirme que le vendeur ne connaissait pas exactement l'âge de ses chiens ni leurs ascendants. Egalement uni à MOUCHE, il ne donna qu'un seul rejeton, MADAME ANGOT, qui fut retenu par KORTHALS.
SATAN (67) griffon mâle, blanc et noir avec tache blanche au poitrail et marques fauves acheté en 1875 en Hollande, à BEILEN. Né le 17 juillet 1874. Modèle à poil très dur, excellent chien de chasse, il avait été entraîné à chasser en couple. Avec MADAME ANGOT, fille d'HECTOR et MOUCHE, il donna ZAMPA.
JUNON (129) femelle de couleur brune, âge inconnu, répertoriée comme chienne "demi-sang allemand, brune, à poil court".
BANCO (2) griffon mâle, gris et acier et brun âgé de deux ans et demi, acheté à La Haye en 1876. Son portrait paraît également au G.S.B. volume I, dessiné par VOLRATH.
De taille au-dessus de la moyenne, il est typiquement griffon avec un poil très dense et très dur.
Excellent à la chasse, doté de beaucoup de nez et d'endurance. Il n'a laissé au G.S.B. que trois descendants directs : MOUSTACHE I (44), LINA (34) et QUERIDA (157), tous trois hors de la même mère, TROUVEE (167) (JUNON x HUZAAR).).DONNA (109) la dernière entrée au chenil de KORTHALS alors qu'il était déjà installé à BRAUNFELDS en Allemagne. Achetée en 1879, âgée d'environ six ans, griffonne à poil long de type Boulet. Saillie deux fois par Moustache I, DONNA ne laissa que deux filles à la postérité : ANGOT (83) (à ne pas confondre avec MADAME ANGOT) et CLAIRETTE (100).
VESTA non inscrite au G.S.B., utilisée tardivement par KORTHALS ne fait pas partie de la liste officielle des patriarches, mais deux de ses produits y sont répertoriés : FAUST (21) et FLORA (115). Comme les sept patriarches, elle porte la mention : « origine inconnue ». D'origine allemande, à poil dur, elle fut utilisée pour la reproduction à partir de 1885.
De GINGINS a donné l'explication selon laquelle KORTHALS n'a pas inscrit VESTA parmi les patriarches. "VESTA n'appartenait pas à M. KORTHALS ; il ne l'a, pour ce motif, pas mise au nombre de sept patriarches, mais m'en a plus tard exprimé son regret car il l'a beaucoup employée en son temps comme lice. On ne pense pas à tout sur le moment ! Elle fut considérée dès lors par lui comme "équivalente", d'où l'extension de la définition. Les descendants de VESTA se révélèrent des sujets très typés.L'examen de la liste des huit appelle quelques remarques : six des huit patriarches achetés en Hollande portaient des noms français. Deux seulement étaient nés en Allemagne : DONNA et VESTA. Il n'y avait pas d'homogénéité dans les types de poils, il y avait des poils durs (MOUCHE, HECTOR, BANCO, SATAN, VESTA ), des poils longs (JANUS et DONNA), un poil court (JUNON). Les couleurs étaient disparates, gris acier taché de marron, blanc taché de marron, marron uniforme, noir taché de blanc avec marques fauves. Pour la texture, par la sélection, la combinaison de ces différentes textures allait donner (non sans mal) le poil dur avec la couche de sous poil idéalement recherchés. Pour la couleur : le gris acier qui est en fait un mélange de marron et de blanc.
Quant au noir, il fut éliminé, cette couleur ne fut pas admise au standard. La robe noir taché de blanc avec marques fauves de Satan est incontestablement le signe d'une ascendance britannique. Il ne fut utilisé qu'une fois, accouplé à MADAME ANGOT, il donna ZAMPA.
JUNON est répertoriée comme demi-sang d'origine allemande. On ne peut affirmer qu'elle eut du sang anglais dans ses origines. Ce n'est peut-être pas impossible, même au travers d'ascendants à poil court qui, nous l'avons vu, étaient pointérisés pour la plupart.
Les origines de SATAN et de JUNON ont fait couler beaucoup d'encre à une époque mais il faut être conscient du fait que si KORTHALS les a utilisés c'est qu'ils avaient fait leurs preuves sur le terrain et que leur potentiel génétique était de grand mérite.
Enfin, remarquons qu'il n'y avait que trois lices parmi les patriarches : MOUCHE, DONNA et VESTA.
Deux des patriarches de base furent JANUS et MOUCHE, ils sont au départ de presque tous les pedigrees.
Le Griffon de Korthals. J.C.
Les Ancêtres : des Années 1920 à 1940.
Vers les années 1930, on parlait avec nostalgie, des Capitaine Fracasse, Girouette, Passe-Partout, Miralda, Robert Macaire, Dernier Atout, Crack de Merlimont
Heureusement il y avait toujours des passionnés : deux grands élevages allaient marquer tout particulièrement cette période et redonner l'exemple et du cœur à l'ouvrage à l'ensemble de la classe griffonnière.
Le premier en Belgique : l'élevage des EBANS à Monsieur FRENNET, le second en France : l'élevage de FISMES à Monsieur PHILIPON.
Pendant une bonne dizaine d'années, plusieurs grands trialers ont illustré ces affixes, tant au printemps qu'en gibier tiré. : ALERTE des EBANS, DOLLY, TOM, RHEA, BOULE, BONNE ont laissé leurs noms dans les annales.
CLOWN de FISMES, MIRABELLE, CADY, CHAMPAGNE, DRAGA, DUCUSSE, EVE, EMIR, FALLE, FELINE, HÉBÉ, HERMIONE, MICÉE , tous de FISMES ont brillamment marqué leur époque.Plusieurs affixes de valeur ont contribué à la perpétuation de la race : le Chenil du MANDARIN (MANDART), les Elevages d'ASSONVILLE, d'ISLEDOUX, de LANGEVELD, de MONTIGNIES, de St ROCH (O'BREEN), du MOULIN à VENT, de LA COURETTE, côté belge et ceux de GAGNY (E. MAGNIN), de FORT MANOIR (L. WASSE), de MERLIMONT (L. CUVELIER) d'AVRAINVILLE, du MASCONIL (E. LUZERNE), de la CAPELLE (Valence de MARBOT), de la CROIX TEMPEZ.
En 1935 Monsieur Urbain FABRE révélait un affixe qui devait devenir célèbre : « de la GUILLAUMIERE »
En 1938 deux nouveaux élevages commencèrent à se mettre en valeur ;
« de Nadaillac » au dr. Vétérinaire et Madame BARBOT et « de l'Etoile d''Heudicourt » à M. HOCQUET.Et ce fut la seconde guerre mondiale de 1939/1945.
Les Ancêtres : années 1950 à 1979.
A partir des années 50, le Président FABRE et Jean CASTAING s'employèrent pour "mobiliser la troupe." De nouveaux éleveurs s'affirmèrent, parmi les meilleurs on relève :
Monsieur GLO, affixe "des MELTINES", Monsieur RIBÉRAS "des VRAIES LANDES", Monsieur HELLIO "du ROSELIER", Monsieur LEMPEREUR "des ZIZAINES", Monsieur RENARD "des VIEUX GRISARDS", Monsieur SÉGUY "du VAL d'EPTE"; leurs affixes se sont rapidement révélés de grande qualité. Monsieur FABRE donnait toujours l'exemple, son étalon SING-SING de La GUILLAUMIERE ramenait le prix DUTILLEUX pour la troisième fois à l'élevage, c'était en 1949.
D'anciens élevages d'avant-guerre avaient repris le collier en France : "de GALVAUDE", "de GAGNY", "des GATINES", "de GIRAY", "du PIGEONNIER", "du BESON", "de NADAILLAC", "du GRAND PIQUEY,", "de l'ETOILE d'HEUDICOURT".
Les grands cracks de la décennie cinquante se nommaient : YOLA, XICO de MELTINE, XACHA du ROSELIER, XAC du CIRON, ALI de NADAILLAC, YOCKEY des VIEUX GRISARDS, CYTA de VRAINVILLE, CAPORAL du ROSELIER, BRIGANDE de NADAILLAC, CLARA des VRAIES LANDES, WOLF des VIEUX GRISARDS..
En Belgique, les élevages en pointe étaient les suivants : "de la COURETTE", "du MOULIN à VENT", "de la MARZELLE"Entre 1962 et 1967.
Les cracks de la décennie, dans les épreuves de field-trials furent les suivants :
LYDIE DU LINGOND incontestablement la plus remarquable de tous. IONA DES RONCIERS DE CLAVIERES, EDDA DU VAL DE CREUSE, IALOU DES ZIZAINES, MIZELLE DES ZIZAINES, NAJAC DE LA VIEILLE OISE, KRACK, ILLION DES MONTS BRIANDS, OSCAR DES VIEUX GRISARDS, PANPAN DU MONT HAROU, OONA DE ST LANDRY, NICK DES VIEILLES ROUCHES, POUPÉE DE PAILLOUX, QUITO, PIPO DES VIEILLES ROUCHES.Heureux les propriétaires de griffons qui ont ces antécédents dans leurs pedigrees.
Les affixes réputés étaient alors, ceux du LINGOND, de PAILLOUX, de la VIEILLE OISE, des ZIZAINES, de St. LANDRY, des VIEILLES ROUCHES, de SO-LEANS.
Les Grands Crus entre 1970 à 1979
- PIPO des VIEILLES ROUCHES, l'étalon du Pdt. Droit, fut l'un des piliers de plusieurs familles exceptionnelles de l'élevage à l'époque...Plusieurs affixes allaient par ailleurs se confirmer comme de grandes dynasties.
- Outre les anciens : "LES ZIZAINES" et "LES VIEUX GRISARDS" toujours actifs et de grande renommée, les élevages suivants se confirmèrent : de ST. LANDRY, des VIEILLES ROUCHES.
d'autres s’affirmèrent :
- des CHEVECHES, du BOIS FOLLET, de la BASTIERE, du RUISSEAU du MASSACRE, des CHAUMES de l’AURE d’OR, des GORGES de KAKOUETA, du BOISE de la MARCHE, du VAL du TREC, de St .PONS , des ETANGS de BORN, des BOUYGUES de ST. NEXANS, du BOIS de BAURE.
L’élevage de LA REOTE eut pendant une quinzaine d’années une grosse production, plus de soixante chiots par an.Trois étalons qu'on surnomma "les Trois U" à l'époque, se firent particulièrement remarquer dans le concert des concours internationaux :
UNDER fut le premier griffon ayant réalisé le «grand Chelem », c'est-à-dire ayant obtenu tous les titres de champions existants, aussi bien en beauté qu’en travail.
Pendant ce temps, les progrès étaient fulgurants sur les terrains, les géniteurs suivants se mirent en valeur :SCARLETT de St LANDRY, TILL du BOIS FOLLET (un modèle de beauté), VAMP des CHEVECHES, VERA du BOUTO HOUEC , IODE de la BASTIERE, IZA du VAL de BORIE PORTE, faisaient leur Championnat de Travail.
De nombreux trialers se taillaient la part du lion sur les terrains : RIP de MARMIGNOLLE, LUCKY des VIEILLES ROUCHES, LOYS du TEDELOU, LAMBDA de la BASTIERE, NIBO de la BASTIERE, UCKY du RUISSEAU du MASSACRE, NOE du BOIS FOLLET, LASCAR des ETANGS de BORN, NELSON des CHAUMES de l’AURE d’OR, PILE ou FACE du RUISSEAU du MASSACRE, TULLIA du BOIS FOLLET, ULYSSE des GORGES de KAKOUETA, VICKING du BOIS FOLLET, VIC de la GRAVOSSE REGRIC.
En 1979, LOYS du TEDELOU fut sélectionné dans l’équipe de France des continentaux, et se classa 3ème au Championnat du Monde de Gibier Tiré à POMMELSFERDEN en Allemagne. LOYS était un fils d’UNDER du RUISSEAU du MASSACRE par QUEEN CAROLE de St LANDRY.
En 1981, NINON du RUISSEAU du MASSACRE été Championne du Monde Tous Continentaux en 1981 à UMAG en Yougoslavie.
Les Ancêtres : Le dessus du panier de 1980 à 2000.
De nouveaux élevages de qualité se sont affirmés au cours de ces deux décennies et sont venus grossir les rangs des plus anciens. L'intérêt des utilisateurs pour la race s'affirmait.On relève plus particulièrement les affixes de valeur suivante :
De PEY-BOIS, de LA CHEMINEE de DAN, des MOULINS de BADINAUD, du MAS du JONQUIER, du RUISSEAU de ROSSIGNOL, des BORDS du DAN, de la FORÊT de CHASSAGNE, des ROUGES de GALICE, de La COIPEANE, du BOIS LORRAIN, des BOUYGUES de St NEXANS, de l’ALLEE de BEAULIEU, de CASSE DIABLE, du BOIS des PRADES.
Mais aussi quelques individualités sans affixe : BALKAN, CAPRI, DUN, FRIPE, ICORE.
L’élevage de La RIVIERE D’OE également, qui s’est acquis la réputation de produire régulièrement de très beaux sujets, particulièrement typés.Les sujets remarquables s’étant notamment mis en valeur au cours de cette période ont été :
BLAISE, BARON de ST. PONS, DUKE du RUISSEAU du MASSACRE, GADGET de la CHEMINEE de DAN, HUDSON des RIVES de L’AURE, ENZO, FICUS, HURUS, EMIR du RUISSEAU de ROSSIGNOL, EROS de la RAVINE AUX FEES,, GITAN des ROUGES de GALICE, GOYA du BOIS LORRAIN, GRIBOUILLE du CHAMP de L’ORME, GRIFFOUL du RAJAL des GORPS, HARDI de ST PONS, HOUKERS du BOIS d’ONZION, HOURI des BOUYGUES de St. NEXANS, IGOR des MARAIS de GUYENNE et GASCOGNE, IZMIR des PLAINES du MARE A L’EAU, JASON des PLAINES du MARE A L’EAU, JAGGER des MOULINS de BADINAUD, JOSSELYN des RIVES de la SAVE, JUMP des MOULINS de BADINAUD, JAFAN du MAS du JONQUIER, JEFF des RIVES de L’AURE, JORDY di SAN GERMANO, LASCAUX du RUISSEAU de ROSSIGNOL, LEYRITZ de la COIPEANE, MAAT des MOULINS de BADINAUD, MACKENZIE des RIVES de L’AURE, MAX des BORDS DU DAN, MONROE de la COIPEANE, MOUSTIQUE des POMMIERS de NORMANDIE, NALKO de L’ETOILE d’HEUDICOURT, NEMO du MAS des JONQUIERS, O’MALLEY des GRANDES ORIGINES.
Et chez les femelles : EMERAUDE de PEY BOIS, ESPIEGLE de BEAULIEU, EZIE, FANA des BOUYGUES de St. NEXANS, FLAMME de la FORÊT CHASSAGNE, FLEUR de la FORÊT CHASSAGNE, FLORE, FOLIE de CASSE DIABLE, GABOR du RUISSEAU de ROSSIGNOL, GAMME de la RIVIERE D’OE, GAMINE des GORGES de KAKOUETA, HAVANE, HARMONIE de St. PONS, HERA du BOIS de BAURE, HINDI, HIPPY des BOUYGUES de ST. NEXANS, INES du MOULIN de BADINAUD, IOTA du RUISSEAU de ROSSIGNOL, IZA du BOIS de PRADES, IZA des ETANGS de BORN, JAVA de la GRANGE LONGUE, LAKME du RUISSEAU de ROSSIGNOL, LASSIE du BOIS de RIBAUTE, LUNE de CASSE-DIABLE, MELBA du MAS du JONQUIER, MELDA des MOULINS de BADINAUD, MICKY des ETANGS de BORN, MILDA di SAN GERMANO, MUSE de PINDOULS, MYRTILLE de PEY BOIS, NADOZ.
Ce qu’il est étonnant de constater à cette période, c’est la nette progression de la classe travail, sa dispersion géographique dans l’hexagone et l’élargissement de ses bases.
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Les Ancêtres de Valeur
" Heureux ceux qui peuvent arriver à retouver la trace de grands ancêtres dans les ascendances de leur élevage"