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LA REPRODUCTION DE LA LICE, CE QU'IL FAUT SAVOIR
par Marie Lautier
Avant, Pendant, Après, Conseils, Astuces et Expériences
Avant la saillie
- C’est toujours la femelle qui se déplace chez le mâle.
- La femelle est toujours bonne à prendre à la même date des chaleurs, tout comme sa gestation est toujours du même nombre de jours.
- Le test de la queue qui tourne quasiment à angle droit lorsque l’on gratte le bas des reins de la femelle (chienne bonne à être saillie); certaines le font seulement en se regardant devant un miroir pensant qu’il y a un mâle devant elle.
- Dosage du taux de progestérone fait par le véto donne une bonne indication du jour idéal pour la saillie ; certaines femelles sont bonnes à prendre au 4ème jour, d’autre au 18ème !!
- Vermifuge 15 jours avant la saillie et 15 jours après, cela évite que les chiots en passant la filière vaginale n’attrapent les vers que maman aurait pu avoir.
Après la saillie
- On peut faire réaliser une échographie abdominale pour voir combien il y a de chiots, c’est plus pratique ensuite au moment de l’accouchement. Je ne sais pas maintenant, mais il y a 25 ans notre gynécologue (humain) nous donnait des diagnostics positifs 8 jours après la saillie ! plus tard pour avoir le nombre de chiots sans se tromper. On peut sentir les chiots (comme des petites olives) dans l’abdomen vers la 3ème semaine mais c’est très difficile, il faut avoir une main de médecin habitué à palper. Plus tard ce n’est plus possible; l’utérus de la chienne est formé de deux cornes qui se remplissent avec les embryons et à force de grossir les deux cornes utérines montent jusque sous les côtes, il n’est donc plus possible de les sentir, d’ailleurs il est souvent difficile d’affirmer sauf avec une grosse portée que la femelle attend des petits surtout lorsqu’elle est jeune et musclée.
- La femelle gestante doit avoir la même nourriture que d’habitude ; elle n’a besoin d’être supplémentée que dans les dix derniers jours si elle est grosse. Par contre lui donner un supplément de sels minéraux car sinon, elle va perdre son poil de façon importante; si la portée est importante ne pas rationner la nourriture, c’est avec la quantité qu’elle mange qu’elle va faire le lait nécessaire à toute sa portée, sa quantité de nourriture doit donc augmenter au fur et à mesure que les chiots grossissent.
Naissances
- La température de la chienne descend de 2° environ (soit aux alentours de 36°5) dans les dernières heures juste avant de commencer la mise bas. Celle-ci doit se faire dans un endroit calme, avec un grand panier ou une caisse d’accouchement ou un matelas dur posé par terre, habillé d’alèze de plastique et de tissu genre vieux draps mais attention pas de morceau ni lambeau sous lesquels un chiot pourrait passer. La couche doit être assez vaste pour la chienne puisse s’écarter des chiots. Il est IMPERATIF qu’une grande partie de la couche soit chauffée (par lampe type couveuse ou autre) suspendue à une hauteur suffisante pour donner sur la couche 32° (à contrôler et à installer avant le début de la mise bas) À cette température, l’herpes virus ne peut se développer ; ce virus atteint et fait mourir les chiots sans aucun symptôme, comme des mouches les uns après les autres.
- Il faut rester avec la chienne ne serait-ce que pour la rassurer et vérifier qu’elle n’écrase pas un petit quand elle s’agite pour en faire un autre. Normalement la chienne n’a pas besoin que l’on intervienne, elle se débrouille : quand un petit est sorti, elle déchire l’enveloppe qui entoure le petit (à ce moment-là, le petit est littéralement pendu , il ne faut pas y toucher, la mère va le lécher et couper avec ses dents le cordon ombilical auquel est attaché le placenta, elle va manger, avaler plutôt ce placenta, c’est très, très important qu’elle le fasse, car celui-ci va déclencher chez elle la fabrication d’hormones, la lactation et les défenses immunitaires essentielles aux chiots. Si l’on peut, il faut essayer de compter les placentas avalés car ils doivent tous être expulsés (autant qu’il y a de chiots bien sûr) sinon on risque l’infection. Ne pas laisser passer plus une heure et demie entre chaque chiot sorti. Si la portée est importante et que la chienne se fatigue on peut lui donner un bol de café au lait très sucré, (le café est un tonicardiaque, le sucre lui apportera des calories car elle va rester sans manger pendant un moment) Chose amusante, toutes nos chiennes ont bu le café au lait au moment de l’accouchement et n’en ont plus jamais voulu après..
Ne supprimer pas de chiots même si il y en a beaucoup, vous ne savez pas si, en en supprimant un, ce n’aurait pas été celui-la qui serait devenu champion. Il y a quelques années le record de chiots élevés par la mère était de 21 chiots, la mère était une setter.
Pour une grosse portée, l’essentiel est de donner à manger à la maman en quantité suffisante pour qu’elle fabrique la quantité de lait nécessaire, ce n’est pas une gamelle qu’il faut lui donner mais une lessiveuse ! Vous saisissez la nuance.
Bagarrez–vous pour un chiot qui n’arrive pas à têter la mère mais qui a un réflexe de succion (mettez votre petit doigt dans la gueule, le chiot doit se mettre à le têter automatiquement) ; mettez-le sans relâche sur une tétine la plus gonflée possible ou donnez-lui le biberon pour le faire démarrer et mettez-le à la mère ensuite. Par contre, ne vous bagarrez pas pour un chiot qui ne veut pas têter et qui, en plus, est rejeté par sa mère. Chaque fois que nous avons essayé cela a été en vain, le chiot est mort, la mère doit le sentir.
- Lorsque l’accouchement est fini, la mère dort calmement avec ses chiots, si elle continue à s’agiter peut-être reste-t-il un chiot ou un placenta. On peut prévoir en accord avec son véto d’administrer un ocytocique qui permettra à l’utérus de se contracter et d’évacuer ce qui pourrait rester dedans. Attention ce médicament ne doit pas être administré sans l’avis de votre vétérinaire.
Après la naissance
- Nous dessinions les taches de chaque chiot après avoir regardé leur sexe et les avoir pesé. Chaque chiot était baptisé dès le lendemain de leur naissance et à chaque manipulation nous leur donnions leur nom ; certes ils sont sourds pendant 15 jours mais cela nous permettait de les reconnaître sans coup férir, de plus lorsqu’ils quittent la maison, leur mère et leur fratrie la seule chose qui leur reste c’est leur nom qu’ils connaissent donc parfaitement.
- Je ne quittais jamais les chiots pendant les 8 premiers jours, ni le jour ni la nuit.
- Il peut être nécessaire d’aider un chiot plus petit qu’un autre et qui a un peu de mal à se faire une place pour téter ; contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas aux petits à qui il faut donner le biberon mais aux plus gros. Le temps que vous vous occupez de donner le biberon aux gros, les plus petits peuvent aller tranquillement téter leur mère. Il est préférable qu’ils bénéficient du lait maternel alors que les gros peuvent avoir du lait artificiel de temps en temps. À ce propos : ne donnez pas de lait de vache, il n’est pas adapté aux chiots, pas du tout assez riche. Ayez d’avance une petite boîte de lait spécial que vous achèterez en pharmacie pour vous dépanner, ensuite si cela est nécessaire vous l’achèterez en quantité plus importante chez un marchand de produits canins, vous le payerez beaucoup moins cher. Sachez aussi que lorsqu’un chien n’a plus bu de lait depuis une quinzaine de jours si vous lui en donnez à nouveau, il risque d’avoir de la diarrhée, car il a cessé de fabriquer l’enzyme nécessaire à son assimilation.
- Il faut manipuler les chiots, presque durement : regardez la façon dont la mère les retourne comme des crêpes pour leur faire leur toilette. C’est la mère qui, par son léchage, les fait uriner et faire leur crotte qu’elle mange tout de suite jusqu’à ce que vous ayez commencé le sevrage, donc la couche est relativement propre du fait des chiots mais la mère a des pertes noirâtres normales pendant 10 à 15 jours. Avant de manipuler les chiots, lavez vous les mains, mettez des vêtements qui n’ont pas été portés ailleurs. Ne laissez pas d’étrangers toucher les chiots. La mère, même si ce n’est pas dans ses habitudes, peut se montrer agressive si on s’approche de ses chiots ou que l’on rentre dans la pièce où ils sont.
- Au 5ème, 6ème jour, il faut leur couper ou faire couper les queues. Si c’est votre véto qui le fait, demandez lui de venir le faire chez vous (certains acceptent, en échange d’un bon repas ou autre), vous diminuerez les risques d’attraper un quelconque virus et autre chez le véto. (Même chose pour les vaccinations et les tatouages des chiots) Rappelons que les queues doivent être coupées quasiment en leur milieu (en laissant au chiot un peu plus de la moitié) et non l’inverse. Pensez aussi à la législation européenne dans le domaine de la caudectomie.
- Lorsque les chiots naissent ils sont sourds et aveugles (leurs oreilles et leurs yeux sont fermés), mais pour ce qui est de l’odorat, ce sont déjà de futurs champions ; ils n’ont pas besoin d’y voir pour aller téter leur mère. Dès que leurs yeux s’entrouvrent, ils doivent être dans la maison, il est impératif qu’ils entendent les bruits de la maison, aspirateur, robot, télévision, enfants qui crient etc…
graphique de croissance, un exemple
Sevrage
- Mettre la truffe dans le lait pour qu’ils comprennent que c’est bon, les voir s’entre lécher est un moment fort gai. Surtout utilisez des récipients plats sans quasiment de rebord, à même le sol (enfin il vaut mieux mettre une toile cirée par terre !!!) Au début, ne mettez que du lait réhydraté, puis des croquette Vous commencerez le sevrage à trente jours mais sachez qu’en cas de nécessité, les chiots peuvent laper du lait dès le 16ème jour. C’est une période passionnante, mais quelque peu salissante : les chiots ne savent pas se débrouiller alors il faut leur s spéciales chiots (rassurez-vous, les petites aiguilles que sont leurs dents en viendront à bout sans problème) saupoudrez-le de lait déshydraté ; et là regardez vos chiots l’on dirait des balais-brosses pleins de lait collé (c’est craquant), n’oubliez pas de leur mettre le nez dans une gamelle d’eau mise par terre, pour qu’ils apprennent là aussi à aller boire.
Socialisation
- Apprenez à tous vos chiots à se tenir tranquille lorsque vous leur nettoyez les oreilles, (il faut leur épiler l’intérieur des oreilles pour faciliter l’évacuation du cérumen, et avant le tatouage). Donnez leur l’habitude d’être manipulés : d’ouvrir leur gueule, de mettre les doigts dedans, de leur compter les dents, pour les mâles, de palper, compter avec délicatesse mais fermeté les testicules. Toutes ces manœuvres feront que les chiots venant de chez vous seront à l’aise dans un ring, devant un juge.
- Chaque fois que vous leur donnez à manger faites du bruit, tapez sur les gamelles, parlez très fort, le bruit doit être associé à quelque chose d’agréable la nourriture ou la ballade, mais jamais de bruits violents brutaux gratuits, surtout trop près des oreilles, n’emmenez jamais un chiot ou un chien, jeune ou pas au ball-trap. Ses oreilles sont beaucoup plus sensibles que les nôtres et nous ne leur mettons pas de casques de protection. Plus tard, vous pourrez tirer en l’air avec un pistolet à amorce.
Santé
- Avant les vaccinations, attention aux pollutions (de tous ordres, maladies, puces, tiques etc.) La mère ne les protège plus, leur immunité maternelle s’en va avec le sevrage. Si vous devez avoir des visites, installez une sorte de pédiluve (une serpillière imprégnée d’eau de javel en dehors de la présence des chiots bien sûr) pour vous et vos amis, ou enlevez vos chaussures. C’est surtout avec nos pieds que nous apportons des saloperies microbiennes.