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LA NATURE PARTICULIERE DU GRIFFON KORTHALS.
Au début, les néophytes qui s’intéressent au GRIFFON KORTHALS cherchent à connaître des détails qui ne sont pas toujours mis en évidence dans les documentations courantes.
Particularités sur la nature du chien liées à son caractère, son tempérament, son comportement, ses aptitudes, ses affections chroniques éventuelles, ses travers et ses désagréments.Effectivement on pourrait mettre en exergue que le griffon qui est généralement très attaché à ses maîtres, adore les enfants.
Gardien réputé, il défend courageusement la maison et la voiture, mais il n’est généralement pas pour cela un aboyeur invétéré.Le dresseur André POMPA l’a très justement défini comme un dur au cœur tendre.
Sous des aspects parfois bourrus se cache un tempérament sensible et généreux qui s’exprime par une fidélité à toute épreuve. Le regard amoureux du griffon pour son maître est incomparable.Cette délicatesse se traduit dans le caractère par un comportement affable, mais attention, le griffon doit être traité avec «une main de fer dans un gant de velours. ».
Son aptitude au dressage est reconnue, mais il faut savoir qu’un griffon ne se dresse pas comme un Braque ou comme un Pointer, il n’accepte pas facilement la correction.
Il faut de la douceur, du temps et de la patience.Le griffon accepte mal l’isolement, il est déconseillé de le laisser seul au chenil, surtout lorsqu’il est jeune.
La socialisation du chiot est primordiale dans toutes les races, il faut se méfier du syndrome du chenil qui se traduit par un stress du à un isolement prolongé.
Le chien peureux est un chien qui généralement a vécu trop délaissé. Cela est particulièrement valable pour le griffon.
Mieux vaut acheter un chiot à l’âge de trois à quatre mois. Les chiots plus âgés sont souvent marqués par un passage trop prolongé au chenil.Le griffon, bien que très sociable, n’est pas un chien de compagnie. Conçu pour la chasse, il a besoin de se dépenser, d’arpenter les grands espaces.
Confiné au rôle de chien de salon, il aura un mauvais épanouissement.
A la chasse le griffon est considéré comme un chien polyvalent, en France il est utilisé essentiellement comme chien d’arrêt.
Les Allemands l’utilisent par contre en plus comme chien de rouge. Avec un dressage approprié le griffon est tout à fait capable de chasser «la grosse bête ».Les femelles sont reconnues comme plus précoces, généralement comme dans toutes les races.
Dans l’ensemble les griffons ne se déclarent pas particulièrement de bonne heure, bien qu’il y ait évidemment des exceptions.Dans les aptitudes naturelles on note souvent l’amour de l’eau, le goût pour la ronce et le rapport naturel.
En ce qui concerne les affections particulières :
- Souvent on prétend, à tort, que le griffon Korthals est particulièrement touché par la dysplasie de la hanche.
C’est absolument faux, la race est beaucoup moins touchée que d’autres pourtant plus répandues.
Cette mauvaise réputation vient du fait que les responsables de la race ont été les premiers à s’occuper d’éradiquer cette affection dans le groupe des chiens d’arrêt.
Par ce fait, on en a plus parlé à son niveau ; en réalité on doit savoir que les éleveurs recommandés par le Club offrent les meilleures garanties sur ce plan puisqu’ils s’en sont occupé depuis longtemps.- On entend parfois dire également que le griffon serait particulièrement prédisposé à avoir des torsions d’estomac.
Certes, il y a quelques cas comme dans toutes les races, mais c’est une grosse erreur d’en faire une généralité et de la présenter comme une affection courante.Le travers principal du griffon KORTHALS est certainement sa propension à se bagarrer avec les autres mâles inconnus.
Il s’agit de l’expression probable d’un trait de caractère autoritaire et dominateur.Le principal désagrément est lié à son pelage.
La texture du poil qui est un mélange intime de poil dur et de sous poil, implique un brossage très régulier.
Cela répond à un critère d’hygiène, mais aussi à l’entretien d’un poil de qualité.
Il faut étriller régulièrement le sous poil pour aérer le poil de couverture.
De plus à la chasse dans les terrains couverts qu’il affectionne particulièrement, le griffon récolte dans sa fourrure les différentes herbes poisseuses qui traînent.
En rentrant, il faut «éplucher » tout ça…J.Ruis du Mas. 1999