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Métissage, comment s'en sortir lorsqu'on est mouillé ?
Que faire lorsqu'on est éleveur, que ses géniteurs sont porteurs de gênes métis et qu'on souhaiterait continuer à élever, mais proprement ?
C'est le cas de nombreux AMATEURS qui ont été abusés au moment de l'achat d'un chiot, par des éleveurs « aux mains sales » qui leur ont vendu, à leur insu, des sujets qui ne sont pas de pure race...juridiquement c'est très grave et cela pourrait aller très loin.
Mais ce n'est pas à cet endroit, notre problème ..
Elever proprement cela veut dire selon les canons de la race dans le respect des règles et du standard.
- La première chose à faire donc, est tout à fait logiquement d'exclure pour les accouplements tous les partenaires hybrides, réputés hybrides ou susceptibles de l'être ( dans le doute, abstiens-toi..). Il est clair que le 4-oeillé n'est pas le seul stigmate d'hybridation Setter qui soit passé dans nos lignées, exprime le dr. Vêt.J.P. LAUTIER, il y en a d'autres, voir étude annexe, sur le site.
- La seconde c'est de choisir un géniteur ou une génitrice « pure laine » comme disent les Québécois. Un pure laine, c'est un sujet produit par un éleveur réputé pour n'avoir jamais fait appel à la retrempe.*
- A la naissance des portées, il va falloir sélectionner bien évidemment. ..
Il faut savoir, dit le dr. Vêt. J.P LAUTIER, qu'à titre individuel, tout mariage laissant ressortir un caractère setter récessif "condamne" les deux parents qui sont forcément porteurs tous les deux.
... On va trouver fatalement des chiots tricolores, peut-être même des blancs ! Il faudra les écarter. Par exemple les « solder » à des chasseurs : un petit prix et sans papiers...
On conservera donc les sujets d'apparence conventionnelle et on continuera à élever à partir de ceux là.
- Dans les portées suivantes, il y aura bien entendu encore des chiots avec des stigmates métis. Il faudra continuer à trier pour ne réserver que les «orthodoxes » afin de les unir à d'autres orthodoxes.
Plus il y a de chiots indemnes issus d'un mariage et plus l'hypothèse des parents indemnes s'affermit.
Des parents supposés indemnes, leurs produits bénéficient de cet à-priori positif. En mariant ces sujets de la première génération "à-priori indemnes" la probabilité (hors mésalliance) d'apparition du ou des défauts s'amenuise encore (on prend moins de risque) et ainsi de suite.
A bout de trois ou quatre générations sans incident, on peut légitimement se croire le cul sorti des ronces. Cela peut se faire sur un mode consanguin ou par échange entre éleveurs sérieux (et honnêtes) suivant le même programme.
Il est conseillé en effet de « travailler » en groupe.- Ne pas oublier enfin de faire les tests ADN et DNA.
Conclusion :
Petit à petit, on arrivera avec de la rigueur et beaucoup de temps à purger les empreintes avilissantes. Mais il faut bien se dire, que le mal intense qui a été fait, mettra des décennies avant d'être éradiqué.
« Au préalable, il faut bien entendu tarir la source des mésalliances ».
Dr. Vêt. Jean Pierre LAUTIER
Merci aux tricheurs, à leurs mentors pervertis, à leurs tribuns véreux, rien ne leur importe que les liens de leurs bourses ou le bout de leurs laisses
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Jacques Carpentier Mars 2009
*Nous sommes bien conscients qu'il y a toujours eu des métissages et que génétiquement, il n'est pas exclu d'avoir des ressorties anormales, dans une portée, c'est ce qu'on appelle des retours d'hybridation.
Cela arrive, même dans des élevages sérieux. Ce n'est pas pour cela qu'on peut parler de lignages métissés.
Il existe encore, heureusement, aujourd'hui des élevages propres !.
Parmi eux, de petits éleveurs, sans titres, sans grade, dont les chiens ne fréquentent guère les concours...
Mais ils ont » les mains propres » eux, et souvent de beaux chiens, excellents à la chasse.
Ce sont aussi ceux là, qu'il faut aller chercher, pour remonter la race malade du métissage.
Nous avons besoin de leur sang.