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(ETHICS)
Profil d’un juge, compétences et manières de juger...
L'art et la manière de Juger. James SLAUGHTER BROOKS
Les juges sont généralement choisis par leurs «pairs» selon leurs compétences et leur personnalité.
Il n’est pas aisé de devenir un bon juge, il est nécessaire de faire preuve d’une certaine autorité et d’un profond respect des autres.
Juger, c’est un défi en soi, cela nécessite de solides connaissances doublées d’un comportement réfléchi et responsable.Les compétences requises :
- Un bon nombre de qualités acquises principalement par l’expérience sont indispensables pour être un juge compétent pendant les exhibitions de beauté ou les concours canins.
- En fait, les juges sont le plus souvent recrutés parmi les plus anciens éleveurs ou d’anciens concurrents de field-trial. Les connaissances s’acquièrent dans les ouvrages spécialisés bien sûr, mais surtout par sa propre pratique.
- Pour un bon juge, il faut avoir acquis un certain nombre de connaissances, pragmatiques pour la majorité d’entre elles.
En ce qui concerne les compétitions de beauté, les choses sont relativement plus faciles car visibles et bien plus perceptibles.
Les critères de beauté sont bien définis, ce qui rend l’interprétation plus restreinte.
Il est très important que «le candidat» soit évalué à l’identique par les différents juges pour montrer une certaine cohérence de jugement, avec comme réserve qu’il soit néanmoins présenté dans les mêmes conditions.
Ce n’est pas toujours le cas, ce qui peut expliquer les différences de jugement qui devraient rester cependant mineures.
Pour les concours de beauté, pourtant, la part de subjectivité reste grande tant il est vrai que certains seront influencés par une belle tête, d'autres par la morphologie...
Ceci est plutôt une bonne chose cependant, sinon les mêmes seraient toujours récompensés.Pour les concours de Travail, les difficultés de jugement sont plus grandes, bien qu’il n’y ait que peu de place pour la subjectivité. Pourtant, les juges sont parfois confrontés à des situations variées qui peuvent être interprétées et appréciées différemment.
Les difficultés sont surtout dues au fait que les juges doivent prendre des décisions rapides et parfois dans des conditions spéciales.
Un juge expérimenté vous dira qu’on devient un bon juge au fil des situations rencontrées. Sans aucun doute, un long et dur apprentissage attend un futur bon juge.A l’évidence, il est indispensable de connaître un minimum de règles qui seront valables de manière intangible.
Cependant, il y a certains cas qui nécessitent une analyse rapide et de la perspicacité, car la punition doit être immédiate. Il faudra donc utiliser ses connaissances livresques mais aussi son intuition.
Certaines conditions inattendues ou inhabituelles forceront le juge à s’écarter parfois des règles, comme par exemple, dans le cas d’un chien faisant une tape sur une place privée de vent d’un seul coup, ou par exemple aussi en bordure de forêt…
Pour ces raisons, il est préférable qu’un juge soit lui-même chasseur, de manière à apprécier le plus justement possible les chiens qui concourent et leur habileté à chasser.
Ces juges apprécieront davantage «un bon chasseur» plutôt qu’un chien uniquement «dressé», même si le dressage est vital.
L’ETHIQUE :
Les règles de bon comportement et les préceptes moraux de l’humanité sont appelés «l’Ethique».
Ils viennent principalement de l’éducation, pour notre sens moral et notre honnêteté.
- En ce qui concerne les juges, cette éthique s’appuie sur l’impartialité et l’équité, ils doivent être honnêtes, justes, indépendants et désintéressés.
- Un juge se doit d’être parfaitement objectif, il serait inconcevable qu’il fût partial, tendancieux ou injuste.
- La capacité à contrôler ses sentiments est essentielle pour un juge ; s’il ne possède pas cette capacité, il sera impossible de lui faire confiance et il ne mérite pas d’être juge.
Voilà pourquoi le choix d’un juge doit se faire judicieusement avec toujours comme critère de base, le comportement du candidat. Lorsqu’on liste les critères de recrutement d’un nouveau juge, l’Ethique doit être le critère dominant qui passe avant tout le reste.
L’essentiel pour bien juger :
- Utiliser les connaissances «des maîtres», ceux qui ont acquis une connaissance et une réputation irréprochable pendant leur longue carrière de juge
- Essayer de garder les mêmes conditions pour tous les candidats d’un concours, même si cela paraît presque impossible. Mais les mêmes chances doivent être données à tous, sachant parfaitement que les candidats brillants, malchanceux sur un parcours, peuvent être maintenus plus longtemps.
- Un juge prend ses décisions seul sans concertation. Il le fait en son âme et conscience et pour cette raison, il doit être respecté. Ceci n’est pas toujours facile et demande une longue expérience, de l’équité et du tact, qualités qui s’enseignent.
- Un bon juge ne doit pas être distant, condescendant ou méprisant. Il a le devoir d’expliquer ses décisions, lorsqu’elles sont mal comprises.
- Un échange de points de vue avec un concurrent peut parfois apporter un nouvel éclairage et amener le juge à changer sa décision, mais c'est exceptionnel et la discussion ne doit s'instaurer que dans des cas très particuliers.
- Un juge peut se tromper, après tout c’est un homme… On doit l'accepter.
- Finalement, un juge a une vocation d’enseignant, surtout avec les débutants.
- Les novices, totalement absorbés par le travail de leur chien, ne comprennent pas toujours les raisons des punitions. Aussi, les juges devront faire preuve de patience et de diplomatie car il est indispensable que les néophytes en prennent conscience. Dans ce cas, une bonne dose de prudence et d’affabilité remettra vite les choses en place et conférera au juge estime et respect.
C’est aussi un art que de juger…